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Fredo et Luigi ont grandi dans la Valsesia, une vallée montagneuse du nord de l'Italie. Ils se ressemblent tout en étant très différents, comme les arbres que leur père a plantés à leur naissance. Pour Luigi, un mélèze, qui regarde vers le soleil et ondoie dans le vent. Pour Fredo, un sapin fort et résistant, qui s'épanouit à l'ombre.
Betta, milanaise et lectrice de Karen Blixen, a traversé de façon fugace la vie de Fredo pour s'enraciner dans celle de Luigi, qui est devenu garde forestier.
Alors que le couple attend une petite fille, Fredo est de retour après sept ans au Canada. Depuis la mort du père, les deux frères n'ont en commun que leur addiction à l'alcool et la vieille maison familiale, là-haut sur la montagne. Luigi voudrait racheter la moitié de Fredo, pour y commencer une nouvelle vie avec Betta.
Mais sur ces terres rudes et oubliées de tous, un verre ou un mot de trop suffisent parfois à libérer les ténèbres de la vallée, et à transformer les chiens en loups.
Dans ce roman dur et poli comme la pierre, Paolo Cognetti descend des glaciers du Mont Rose pour raconter les existences fragiles des habitants de la vallée - et celles des animaux et de la nature qui les entourent. -
« Quel que soit notre destin, il habite les montagnes au-dessus de nos têtes. »
Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes. Ils ont 11 ans et tout les sépare. Dès leur rencontre à Grana, au coeur du val d'Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la montagne. Ensemble, ils parcourent alpages, forêts et glaciers, puisant dans cette nature sauvage les prémices de leur amitié.
Vingt ans plus tard, c'est dans ces mêmes montagnes et auprès de ce même ami que Pietro tentera de se réconcilier avec son passé - et son avenir.
Dans une langue pure et poétique, Paolo Cognetti mêle l'intime à l'universel et signe un grand roman d'apprentissage et de filiation.
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Vingt-quatre heures de la vie d'une femme
Stefan Zweig
- Stock
- La Cosmopolite
- 3 Mai 2000
- 9782234052352
Au début du siècle, une petite pension sur la Côte d'Azur, ou plutôt sur la Riviera, comme on disait alors. Grand émoi chez les clients de l'établissement : la femme d'un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée.
Seul le narrateur prend la défense de cette créature sans moralité. Et il ne trouvera comme alliée qu'une vieille dame anglaise, sèche et distinguée. C'est elle qui, au cours d'une longue conversation, lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle.
Stefan Zweig est né à Vienne en 1881. Il s'est essayé aux genres littéraires les plus divers : poésie, théâtre, traductions, biographies romancées et critiques littéraires. Mais ce sont ses nouvelles qui l'ont rendu célèbre dans le monde entier.
Profondément marqué par la montée et les victoires du nazisme, Stefan Zweig avait émigré au Brésil. Il s'est suicidé en même temps que sa seconde femme à Pétropolis, en février 1942. -
Et je chantais à mi-voix un été ancien : Poèmes, lettres et photographies d'Antonia Pozzi sélectionnés et racontés par Paolo Cognetti
Antonia Pozzi, Paolo Cognetti
- Stock
- La Cosmopolite
- 8 Octobre 2025
- 9782234093881
C'est l'histoire d'une jeune fille « aux yeux clairs et aux poumons solides » que Paolo Cognetti raconte dans ce livre. Une jeune fille qui, comme lui, aimait Milan, la montagne et l'écriture. Antonia Pozzi explora le monde avec un désir ardent et se réalisa à travers la photographie et la poésie. Elle aima avec excès, vécut passions et dépressions, et les sommets restèrent son refuge. Elle se suicida en 1938, à l'âge de 26 ans.
Grâce à Paolo Cognetti, la voici qui revient à la vie à travers ses photos, ses journaux, ses lettres et ses poèmes, fragments d'une existence qui palpite encore. En entremêlant ses mots aux siens, il rend hommage à une poétesse majeure, qui, sans le savoir, a écrit un chapitre de l'histoire du siècle dernier.
Traduit de l'italien par Anita Rochedy et Thierry Gillyboeuf pour les poèmes d'Antonia Pozzi -
Fausto a quarante ans, Silvia en a vingt-sept. Il est écrivain, elle est artiste-peintre. Tous deux sont à la recherche d'un ailleurs, où qu'il soit. Alors que l'hiver s'installe sur la petite station de ski de Fontana Fredda, au coeur du val d'Aoste, ils se rencontrent dans le restaurant d'altitude Le Festin de Babette. Fausto fait office de cuisinier, Silvia, de serveuse. Ils se rapprochent doucement, s'abandonnant petit à petit au corps de l'autre, sans rien se promettre pour autant. Alors qu'arrive le printemps et que la neige commence à fondre, Silvia quitte Fontana Fredda pour aller toujours plus haut, vers le glacier du Felik, tandis que Fausto doit redescendre en ville rassembler les morceaux de sa vie antérieure. Mais le désir de montagne, l'amitié des hommes et des femmes qui l'habitent et le souvenir de Silvia sont trop forts pour qu'il résiste longtemps à leur appel.
Après le succès mondial des Huit Montagnes, Paolo Cognetti revient sur ses sommets bien-aimés avec une histoire d'amour, véritable ode à la montagne tour à tour apaisante, dangereuse, imprévisible et puissante. -
« L'auteur de Rien de grave aime Blonde parce que c'est l'une de ses obsessions : avoir tout et finir avec rien. » Marie-Laure Delorme, Le Journal du Dimanche, 17 juillet 2008.
Blonde ne ressemble à aucun livre de Joyce Carol Oates. Avec cette oeuvre monumentale et baroque, qu'elle compose à partir des fantasmes que lui inspire Marylin Monroe, l'écrivain a ainsi marqué de son empreinte un genre inédit : la « bio-fiction ». Construite en cinq actes, cette tragédie est écrite sur deux modes : l'un narratif et réaliste, l'autre surréaliste, fait de visions et d'hallucinations. Un peu comme si la folie d'une Marylin starifiée venait interrompre les voix de différents personnages tentant de raconter son histoire. Au sein de ce choeur, on entend le souffle gracile et timide de Norma Jean, l'enfant blessée et perdue que Marylin a dû être, obsédée par le pouvoir de destruction et la fragilité de sa mère.
C'est donc la part d'ombre de ce personnage devenu mythique qui a inspiré Joyce Carol Oates : « Je n'ai pas décidé de faire un livre sur Marilyn Monroe. C'est en découvrant une photo de Norma Jean prise en 1944 quand elle avait dix-sept ans que j'ai eu envie d'écrire sur cette jeune fille ordinaire, quelconque, une Américaine typique avec ses cheveux foncés et son visage rond, qui ne ressemblait en rien à Marilyn Monroe. [...] C'est grâce et à cause d'Hollywood qu'elle s'est métamorphosée, qu'elle est devenue un miracle. Ce qui compte pour moi, c'est la vie privée de Norma Jean, comment cette vie privée s'est transformée en produit. » Quand on sait que c'est à sa mère que Joyce Carol Oates a pensé en découvrant cette photo des jeunes années de Marilyn, on a très envie d'entendre l'auteur de Mauvaise fille nous raconter en quoi la lecture de Blonde a été pour elle d'une telle importance. -
« C'est depuis cette seconde que je t'ai aimé. Je sais que les femmes t'ont souvent dit ce mot, à toi leur enfant gâté. Mais crois-moi, personne ne t'a aimé aussi fort - comme une esclave, comme un chien -, avec autant de dévouement que cet être que j'étais alors et que pour toi je suis restée. Rien sur la terre ne ressemble à l'amour inaperçu d'une enfant retirée dans l'ombre ; cet amour est si désintéressé, si humble, si soumis, si attentif et si passionné que jamais il ne pourra être égalé par l'amour, fait de désir, et, malgré tout, exigeant, d'une femme épanouie. » Un amour total, passionnel, désintéressé, tapi dans l'ombre, n'attendant rien en retour que de pouvoir le confesser. Une blessure vive, la perte d'un enfant, symbole de cet amour que le temps n'a su effacer ni entamer. L'être aimé objet d'une admiration infinie mais lucide. Une déclaration fanatique, fiévreuse, pleine de tendresse et de folie. La voix d'une femme qui se meurt doucement, sans s'apitoyer sur elle-même, tout entière tournée vers celui qu'elle admire plus que tout. La voix d'une femme qui s'est donnée tout entière à un homme, qui jamais ne l'a reconnue.
Avec Lettre d'une inconnue, Stefan Zweig pousse plus loin encore l'analyse du sentiment amoureux et de ses ravages, en nous offrant un cri déchirant d'une profonde humanité. Ici nulle confusion des sentiments : la passion est absolue, sans concession, si pure qu'elle touche au sublime. -
Depuis quelque temps, Asher Baum n'est plus lui-même. Il vient d'être lâché par son prestigieux éditeur new-yorkais, son troisième mariage est sur le point de sombrer et son insupportable beau-fils est devenu la nouvelle coqueluche de l'édition. Pire encore, dans un moment de folie, Baum a tenté d'embrasser une jeune journaliste, ce qu'elle s'apprête à rendre public. Alors, quand il découvre un secret fracassant, il ne sait plus où donner de la tête : doit-il le taire ou le révéler, quitte à faire exploser son couple ?
Dans ce premier roman événement, Woody Allen brosse le portrait plein de verve d'un intellectuel paralysé par le vide et la futilité de la vie, sur fond d'un Manhattan plus cinématographique que jamais.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Emmanuelle et Philippe Aronson -
Une mémoire de l'anéantissement : Les Gazaoui.e.s racontent
Samar Yazbek
- Stock
- La Cosmopolite
- 8 Octobre 2025
- 9782234099920
« Devant celles et ceux qui ont survécu au génocide, je veux essayer de comprendre cette douleur, depuis ce que je suis, une écrivaine pour qui les mots et la narration sont une manière d'exprimer de la compassion, une tentative d'apporter du changement, qui essaie de comprendre ce monde terrible qui nous entoure et de réfléchir à un avenir meilleur pour l'humanité. »
Tout au long de l'année 2024, Samar Yazbek s'est entretenue avec des centaines de survivants gazaouis évacués au Qatar pour des raisons médicales. À chacun, elle a posé cette question : Que faisiez-vous le 7 octobre 2023 ?
En donnant ainsi la parole à celles et ceux que le monde n'entend pas, l'écrivaine a retenu 26 témoignages rédigés à la première personne, 26 récits de ce que l'histoire retiendra peut-être comme l'une des guerres d'extermination les plus sauvages de notre époque, afin que leurs voix résonnent et que le monde les écoute.
Traduit de l'arabe (Syrie) par Sarah Rolfo -
Dans ce bouleversant roman dont la violence et l'érotisme sont constamment maîtrisés par la prodigieuse tendresse du poète (et l'humour du vieux sage rebelle qui sait refuser l'amertume pour n'en crier que mieux son indignation), James Baldwin nous entraîne de New York à Abidjan, de Paris au coeur du sud des Etats-Unis, dans un vertigineux voyage ruthmé par les cadences et les cris poignants du gospel, à travers la passion des hommes et la cruauté d'un monde pas encore réconcilié avec tous ses enfants. Dans le Harlem des années 50, se nouent les destins de quatre adolescents : Julia, l'évangéliste enfant, Arthur, la vedette des "Trompettes de Zion", Jimmy, le petit frère souffre-douleur de Julia, Hall, l'aîné d'Arthur, qui s'apprête à partir pour la Corée...
Trente ans après, dans une sorte d'effort pour se réconcilier avec la récente mort d'Arthur, Hall entreprend de remonter le cours du temps et de découvrir, à travers ses souvenirs û et la souffrance qu'est la mémoire û l'inéluctable et folle logique qui a conduit la vie de ces êtres remarquables, liés à tout jamais...
L'art de Baldwin atteint ici un sommet.
Né à Harlem en 1923, mort à Saint-Paul-de-Vence en 1986, James Baldwin a laissé une oeuvre considérable de romancier, mais aussi de grand polémiste. Harlem quartet y tient une place d'exception.
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Sur le fil de la violence : Une histoire de vérité, d'invention et de meurtre
Mark O'Connell
- Stock
- La Cosmopolite
- 3 Septembre 2025
- 9782234097131
« Dans la galerie des criminels qui ont fasciné des écrivains, l'élégant Malcolm Macarthur est l'un des plus énigmatiques. Et dans le panthéon des écrivains fascinés par des criminels, Mark O'Connell se révèle un des plus brillants. »
Emmanuel Carrère
En 1982, dans une Irlande secouée par les attentats, le chômage et les grèves de la faim, Malcolm Macarthur se retrouve, à l'âge de 37 ans, dans une impasse financière. Ce dandy intellectuel qui ne se sort jamais sans son noeud de papillon est pris de panique à l'idée de devoir travailler pour gagner sa vie. Il échafaude alors un plan improbable : braquer une banque. Pour ce faire, il a besoin d'une voiture et d'une arme. Pour se les procurer, il assassine sauvagement une infirmière et un jeune fermier.
Mark O'Connell a longtemps été hanté par l'histoire de ce double meurtre. Alors que Macarthur a purgé ses trente ans d'emprisonnement, le voilà libéré et de retour à Dublin. Afin de percer les mystères qui entourent encore ces crimes brutaux et inexplicables, Mark O'Connell décide de le rencontrer. L'auteur se retrouve ainsi confronté à son propre récit : que signifie écrire sur un meurtrier ? « Ce livre rejoint la liste des grandes oeuvres littéraires qui ont tenté de saisir la propension humaine au mal. »
The Guardian
Traduit de l'anglais (Irlande) par Charles Bonnot -
Si Beale Street pouvait parler, elle raconterait à peu près ceci : Tish, dix-neuf ans, est amoureuse de Fonny, un jeune sculpteur noir. Elle est enceinte et ils sont bien décidés à se marier. Mais Fonny, accusé d'avoir violé une jeune Porto-Ricaine, est jeté en prison. Les deux familles se mettent alors en campagne, à la recherche de preuves qui le disculperont. Pendant ce temps, Tish et Fonny ne peuvent qu'attendre, portés par leur amour, un amour qui transcende le désespoir, la colère et la haine.
Ce roman charmant, malgré sa violence pas toujours contenue, a le goût doux-amer des blues tant aimés de James Baldwin qui se montre ici égal à son prodigieux talent.
Né à Harlem en 1923, mort à Saint-Paul-de-Vence en 1986, James Baldwin a laissé une oeuvre considérable de romancier mais aussi de grand polémiste, dont les Editions Stock ont publié Chassés de la lumière, Meurtres à Atlanta et cet inoubliable chef-d'oeuvre qu'est Harlem quarter.
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Le bon Roi Léonce règne sur le peuple des ours niché au sommet des montagnes de Sicile. Tout n'est alors que paix et douceur jusqu'à cet âpre après-midi d'hiver où Tonin, unique fils du Roi, est ligoté et emporté par des chasseurs loin, très loin dans la vallée. L'heure de la vengeance a sonné. Il faut attaquer le peuple des hommes et envahir leur territoire, faire tomber le Grand-Duc, ce tyran de pacotille, et contraindre à parler celui qui pourra livrer le secret de la disparition du jeune ourson. Tonin aura fort heureusement la vie sauve, Léonce sera proclamé Roi des hommes et des ours, et ceux-là cohabiteront désormais en bonne intelligence.
Mais cette délicate harmonie sera de courte durée : on s'encanaille chez les ours, on prend le pli d'une vie de débauche à l'image de l'homme. Léonce le comprendra trop tard, et à ses dépens : ces deux peuples ne sont décidément pas faits pour vivre ensemble.
Il y aura des kilomètres enneigés à parcourir, des mystères à résoudre, des créatures monstrueuses à combattre et des traîtres à débusquer pour braver tous les obstacles de ce conte merveilleux. À coup de baguette magique, de machineries diaboliques et de prédictions abracadabrantesques, l'énigme du chaos sera percée à jour. Et pas d'heureux dénouement pour saisir l'importance de quelques réflexions lancées sur le pouvoir, la richesse, la mort et l'importance du souvenir. Il faudra que celui par qui débute l'épopée s'éteigne et laisse place au renouveau.
Du conte, qui mêle ici plusieurs autres genres littéraires comme le théâtre tragique et la poésie, Dino Buzzati reprend quelques essentiels : magie, esprits des aïeux, adjuvants et opposants à la victoire, dragon du lac et manoirs hantés. Et puis il y a l'esprit chevaleresque, le courage face aux multiples péripéties cher aux enfants qui sortiront de ce texte comme d'une noble aventure.
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Un homme se penche sur son passé : il revoit le moment précis de son existence où, renonçant à sa vie de libertin, il plonge éperdument dans le monde du savoir. Un vieux professeur et sa femme assistent, complices, à la naissance de cette ardente curiosité qui a tous les caractères de la passion charnelle : ils la partageront avec lui jusqu'à brûler eux-mêmes dans l'enfer de la passion...
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Une petite ville poussièreuse du sud des Etats-Unis, dans les années trente - et dont Carson Mc Cullers recrée, avec un génie singulier, l'atmosphère de chaleur moite et d'ennui profond - sert de décor à ce roman baigné dans l'angoisse, la violence et la tendresse.
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Dickens & Prince : Un génie bien particulier
Nick Hornby
- Stock
- La Cosmopolite
- 2 Octobre 2024
- 9782234096295
D'un côté, Charles Dickens, romancier incontournable de la littérature anglo-saxonne du xixe ; de l'autre, Prince, prodige de la musique pop du siècle dernier. Deux artistes flamboyants qui ont illuminé le monde de leur génie ; deux artistes qui ont durablement marqué le jeune Nick Hornby.
Dickens l'a sauvé de la stupeur de l'adolescence en lui montrant que les livres étaient une échappatoire pour l'esprit, Prince, avec son falsetto grinçant et son inimitable jeu de guitare, lui a ouvert les portes d'un territoire musical inconnu. Comment ces virtuoses qui ne vivaient que pour leur oeuvre ont-ils géré la puissance de leur créativité ?
Avec espièglerie et une profonde admiration, Nick Hornby retrace les vies extraordinaires de ses idoles et s'interroge sur la provenance - et la signification - de leur génie bien particulier.
Traduit de l'anglais par Christine Barbaste. -
- On pourrait simplement marcher.C'était une idée ridicule, mais j'avais décidé de la proposer quand même.- Marcher ?- Oui. Simplement marcher. Raynor et son mari Moth sont cachés sous l'escalier. Des huissiers tambourinent à la porte : ils doivent immédiatement quitter leur maison. La maison qu'ils ont construite pierre après pierre, où ils ont élevé leurs enfants et qui est leur unique source de revenus, va être saisie.
Dans la même semaine, Moth, qui a tout juste cinquante ans, apprend qu'il est atteint d'une maladie incurable.
Quand tout semble perdu, faut-il rendre les armes ? Raynor en a décidé autrement. Ils n'ont plus d'argent, plus de maison ? Eh bien, ils marcheront.
Sacs bon marché et tente d'occasion sur le dos, 115 livres en poche, voilà le couple de Gallois prêt à parcourir les 1 013 km du célèbre sentier côtier du Sud-Ouest de l'Angleterre, leSouth West Coast Path. Du Somerset au Dorset, en passant par le Devon et les Cornouailles, Raynor et Moth découvrent le camping sauvage, les longues journées de randonnée, le corps qui fait mal, la faim, le regard des autres. Mais, aussi et surtout, ils apprennent à s'imprégner de la nature, à vivre au gré des marées et du soleil, à marcher vers l'espoir. Et si le chemin de sel était devenu leur nouvelle maison ? Le Chemin de sel est un récit de guérison et de renaissance qui nous entraîne dans un extraordinaire voyage à travers de sublimes paysages. Traduit de l'anglais par Marc Amfreville -
« Élégie + comédie, dit-elle, c'est la seule manière de décrire ce que nous vivons en ce moment. Et ce n'est pas parce qu'une chose n'est pas drôle dans la vraie vie qu'on ne peut pas l'écrire comme si elle l'était. »
En pleine pandémie mondiale, une écrivaine s'installe dans un appartement au coeur de Manhattan pour s'occuper du perroquet d'une amie. Au contact d'Eurêka, un ara plein d'entrain, elle s'offre une échappée loin du marasme extérieur. Jusqu'au jour où le précédent gardien du volatile réapparaît, s'immisçant ainsi dans son intimité. Il est jeune, séduisant, instable, et Eurêka semble le préférer à elle.
Les Vulnérables est un texte tendre et profond qui explore l'altérité, notre besoin d'empathie et la nécessité de l'écriture.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Mathilde Bach -
Entre 1979 et 1981, vingt-huit enfants, tous âgés entre 7 et 16 ans, tous noirs, tous issus de familles pauvres sont assassinés à Atlanta, Géorgie, dans le Sud profond des États-Unis.
En juin 1981, un Noir de 23 ans, Wayne Williams, est arrêté pour le meurtre de deux hommes. C'est le suspect idéal. Et c'est lui qui sera jugé, puis condamné à la prison à vie pour le meurtre des vingt-huit enfants, sans aucune preuve tangible.
Quand James Baldwin, qui s'est toujours senti du côté des plus faibles, est invité à écrire un livre sur les meurtres de ces enfants, il accepte. Après une enquête menée sur place, quatre ans après les événements, Baldwin ne conclut ni à la culpabilité de Williams, ni à son innocence. L'essentiel est ailleurs.
Le drame d'Atlanta agit en effet à la manière d'un révélateur et montre la limite des conquêtes du mouvement des droits civiques. Baldwin décrit une société déchirée par la haine et la peur, par la hantise raciale.
Trente-cinq ans après sa première publication, ce texte n'a rien perdu de sa force ni de sa modernité. Ni, tragiquement, de son actualité. -
Depuis sa plus tendre enfance, Émile Sinclair est partagé entre le monde familier et ordonné de sa famille bourgeoise, dont les valeurs sont l?amour, le respect et le devoir, et l?« autre côté », l?univers cru et violent des petites gens, des voleurs et des prostituées. À l?école, il fait la rencontre d?un individu qui va bouleverser sa vie : Max Demian, un être mystérieux au charisme envoûtant qui semble venu de nulle part. Le jeune homme enseigne à Sinclair, sur le front duquel il reconnaît le signe de Caïn ? la marque de la rébellion ? à ne pas suivre l?exemple de ses parents, à se révolter pour se trouver, à traverser le chaos et la solitude pour mériter l?accomplissement de sa propre destinée. En véritable libérateur, il montre à Émile Sinclair le chemin à suivre pour parvenir à soi-même.
Écrit en 1919, Demian tente de répondre à la question suivante : comment l?homme peut-il échapper au monde des miroirs et parvenir à être lui-même ? Roman à l?atmosphère sombre, hanté par des personnages sulfureux et inquiétants, il raconte la difficulté d?être un et unique face à la multitude. Une exaltation de l?adolescence et de la transgression. -
« Il me semble qu?un homme est bien fou de vouloir qu?un autre le comprenne. » (Le fusil de chasse) Deux chefs-d?oeuvre, Le fusil de chasse et Combat de taureaux, ouvrent ce recueil qui rassemble l?intégralité des nouvelles de Yasushi Inoué publiées aux éditions Stock. Toutes s?inscrivent dans la veine intimiste de son oeuvre. Sur fond d?un Japon en pleine mutation au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les personnages qui traversent ces récits se heurtent à la dure réalité de l?existence. Nombre d?entre eux vivent des amours que le poids des tabous sociaux et le sentiment dévorant de culpabilité rendent impossibles. Dans un style sobre et élégant, l?auteur dresse le portrait d?artistes ratés, d?intellectuels négligeant les contingences matérielles ou encore d?êtres épris de sagesse fuyant la compagnie de leurs semblables. Autant d?histoires d?individus dont les ambitions et les désirs les tiennent à la lisière de l?univers normé que délimite la civilisation. En choisissant souvent une narratrice ou en donnant à ses protagonistes féminins des rôles de premier plan, Yasushi Inoué exprime son admiration pour le courage et la ténacité des femmes qui ont su défier les valeurs patriarcales de la société japonaise de l?époque.
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Lorsque l'on vit en marge de la société, il suffit d'un pas pour basculer.
Les jumeaux Julius et Jeanie ont toujours su qu'ils étaient différents. À 51 ans, ils habitent encore avec leur mère, Dot, à l'écart d'un petit village anglais nommé Inkbourne. Le cottage qu'ils louent depuis leur naissance les protège du monde extérieur. Dedans, ils jouent de la musique et chantent, dehors, ils plantent, cueillent et chassent ce dont ils ont besoin pour survivre. Cette vie-là est la seule qu'ils connaissent et la seule qu'ils désirent. Lorsque Dot meurt soudainement, leur existence se trouve ébranlée et les menaces pleuvent sur leur foyer. Alors que Jeanie et Julius se démènent pour préserver leur petit sanctuaire et ne pas sombrer dans la pauvreté, les secrets de leur mère refont surface, bouleversant leurs certitudes les plus profondes.
Terre fragile est tout à la fois un portrait saisissant de la marginalité et de la précarité dans l'Angleterre rurale et un magnifique roman sur la trahison, l'amour et la résilience. Traduit de l'anglais par Mathilde Bach -
La fascination mortelle que peut exercer la beauté, tel est le sujet de La mort à Venise, ce chef-d'oeuvre d'inspiration très romantique où l'on retrouve l'essentiel de la pensée de Thomas Mann.
Gustav Aschenbach, romancier célèbre et taciturne, voit sa vie bouleversée par la beauté divine et la grâce d'un adolescent. Sous le regard interrogateur du jeune Tadzio, la descente aux abîmes de ce veuf respectable, dans une Venise au charme maléfique rongée par le choléra, est un des récits les plus troublants de cet auteur.
Le désordre passionnel qui s'empare de Gustav Aschenbach révèle une part des tourments intimes de l'immense écrivain que fut Thomas Mann dont l'autobiographie à peine voilée a inspiré toute l'oeuvre.
La mort à Venise est suivi de Tristan, dont l'univers glacé de la montagne et la gaieté factice du sanatorium composent une sorte de prélude à La montagne magique, un de ses grands romans. Dans ce monde qui déjà échappe aux vivants s'affrontent l'artiste, voué aux rimes morbides et à la métaphysique, et le bourgeois, homme d'action à la santé et aux affaires florissantes.
Une nouvelle brève mettant en scène un pauvre veuf alcoolique , Le chemin du cimetière, clôt ce recueil de façon poignante. -
Dans les rues du Caire résonne une étrange musique : l'écho des appels à la prière, les insultes furieuses lancées entre les conducteurs, les cris des vendeurs ambulants. Nadia Wassef connaît cette chanson par coeur. C'est là qu'elle a grandi, et c'est là, dans le quartier de Zamalek, cette île fluviale entourée d'un désert que, le 8 mars 2002, avec sa soeur Hind et son amie Nihal elle a inauguré Diwan, la première librairie moderne et indépendante d'Égypte.
Alors que la culture traversait une mauvaise passe, les trois femmes décidèrent de tenter l'impossible et se jurèrent de redonner aux Cairotes le goût de la lecture. Sans formation ni expérience professionnelle dans ce domaine, elles durent affronter la censure, le patriarcat, les clients excentriques, les employés rebelles et donner tort à tous les tristes sires qui leur serinaient qu'elles ne réussiraient pas et feraient mieux de rester dans leur cuisine.
Vingt ans après, avec plus d'une dizaine de succursales à travers le pays, 150 employés et des clients assidus, Diwan est une véritable institution en Égypte. Comment en sont-elles arrivées là ? Nadia Wassef nous raconte ici l'incroyable histoire de cette aventure entrepreneuriale, humaine, et littéraire. Au fil de ses mémoires, on croise des habitués hauts en couleur, comme l'exigeant docteur Medhat, Samir le chauffeur qui a un avis sur tout, et on tombe à notre tour sous le charme des trois femmes de Diwan : Nihal la sérieuse contemplative, Hind la taiseuse pleine de sagesse et Nadia, la perfectionniste aux accents parfois dictatoriaux.
La Libraire du Caire est le portrait détonnant d'une Égypte moderne, loin des guides touristiques, un cri de ralliement féministe, ainsi qu'une magnifique déclaration d'amour aux librairies du monde entier.
Traduit de l'anglais par Sylvie Schneiter