Brigitte Koyama-Richard

  • Nezumi est un prince souris aimé et admiré de tous et dont la vie s'annonce sous le meilleur jour.
    Toutefois, après un brillant mariage avec Blanche, la plus sédui- sante des princesses souris, Nezumi est accidentellement enlevé par une oie qui s'envole et le dépose très loin de chez lui, au-delà de l'océan.
    Débute alors une série de rencontres avec des animaux qui le conduisent finalement dans une famille humaine. Grâce à ces derniers qui le prennent pour le messager d'une des divinités du Bonheur, il parviendra à rentrer dans son royaume où il sera accueilli en héros par sa famille et ses amis.
    Un conte japonais traditionnel raconté par Brigitte Koyama- Richard et illustré par des peintures exceptionnelles, extraites d'un rouleau peint du xvii e siècle.

  • Dans les années 1860, les membres des premières missions officielles japonaises se rendent en Europe et en France. Ils sont éblouis par Paris qui est devenue, avec les travaux entrepris par le baron Haussmann, la plus belle capitale d'Europe. Elle va devenir un modèle pour les Japonais de l'ère Meiji (1868-1912) qui veulent rattraper leur retard sur les Occidentaux.
    Au même moment, à Paris, des artistes, collectionneurs, femmes et hommes de lettres, découvrent et s'enthousiasment pour les estampes japonaises. C'est le début de la vague du japonisme qui va déferler ensuite sur toute l'Europe et les États-Unis.
    Parallèlement, de jeunes artistes japonais se prennent de passion pour l'art occidental et choisissent de venir à Paris pour apprendre les techniques artistiques. Leur stupéfaction est immense face à l'engouement que l'art traditionnel de leur pays provoque alors.
    En effet, au moment où les collectionneurs s'arrachent ces estampes et ces objets d'art décoratif, le Japon est en train de rejeter ses traditions culturelles. Le Japon rêvé des japonisants n'est déjà plus qu'un souvenir nostalgique et le pays se moder- nise à une vitesse fulgurante.
    De nombreux liens d'amitié se tissèrent entre les artistes de ces deux pays si éloignés. C'est le début d'un intérêt culturel simultané et réciproque qui continue toujours aujourd'hui.

  • Jeux d'estampes

    Brigitte Koyama-Richard

    • Scala
    • 22 Octobre 2015

    Si l'esprit ludique des peintres japonais s'est exprimé, dès le XIIe siècle, dans les rouleaux peints, c'est véritablement vers la fin de l'époque d'Edo, avec la création d'estampes en grande quantité, que leur génie s'affirma dans ce domaine.
    C'est aussi l'époque où ils découvrent les anamorphoses et les boîtes d'optique et assimilent la perspective à travers des gravures chinoises et occidentales. Cette technique leur permet de développer un nouvel art de se jouer de l'écriture, du dessin, du pliage, du découpage.
    Les estampes asobi-e (ludiques) et omocha-e (estampesjouets) s'adressent aux adultes comme aux enfants, et traduisent l'humour de cette époque. Si les jeux de mots, rébus, idéogrammes dissimulés dans les personnages demandent une certaine connaissance de la littérature, d'autres oeuvres sont des jeux ou jouets en papier pour amuser les enfants. Mais ces estampes sont au-delà du simple jeu. Elles sont à elles seules le témoignage des influences artistiques qui ne cessèrent de s'exercer, à travers les siècles, et à travers le monde.
    Une iconographie exceptionnelle principalement issue des collections des musées japonais.

  • Des dames de cour des rouleaux peints de l'époque de Heian jusqu'aux héroïnes des manga, sans oublier les beautés du « monde flottant » d'Utamaro, ce livre retrace l'évolution des canons de la beauté féminine à travers l'art japonais.
    Si le nu comme genre n'apparaît au Japon qu'à la fin du xixe siècle, sous l'influence occidentale, les portraits de « beautés », les bijin, s'imposent très tôt comme le genre de prédilection des artistes.
    Ces beautés qui leur servent de modèles (personnages de la noblesse, geisha, courtisanes), raffinées ou extravagantes, donnent le ton des modes et inspirent toutes les femmes.
    Elles nous permettent aujourd'hui de parcourir l'histoire des artifices de la séduction : le maquillage, la coiffure, les modes vestimentaires remarquables au Japon par leur richesse et leur raffinement.
    Ces représentations livrent également de précieux témoignages sur la place de la femme dans la société japonaise au fil des siècles.
    Une iconographie exceptionnelle conservée dans les musées japonais, en grande partie inédite en France.

  • Bons et mauvais esprits, diables, monstres et revenants en tous genres n'ont cessé de hanter l'imagination des hommes à travers le temps et les cultures. Des similitudes existent entre les mythes, légendes et contes du monde entier et dans leur expression picturale et plastique.
    C'est précisément cette universalité, née d'échanges et d'influences réciproques, qui en fait leur richesse.
    Le Japon, après s'être inspiré de la Chine, de l'Inde puis, plus tardivement, de l'Occident, est parvenu à créer un monde fantastique folklorique, littéraire et artistique d'une grande richesse où le surnaturel, l'étrange, le merveilleux, le mythique ne font qu'un.
    Ce monde fantastique, peuplé de croyances ancestrales et animistes, n'a jamais été aussi présent qu'aujourd'hui dans l'archipel. Manga et dessins animés, créateurs de jeux vidéo et de figurines ne sont pas les seuls à captiver le public avec des oeuvres sur ce sujet. Les expositions artistiques sur les yôkai, oni et yûrei n'ont jamais été aussi nombreuses dans l'archipel et des artistes japonais contemporains de renom n'hésitent pas à puiser leur inspiration aux sources de la culture ancestrale et traditionnelle de leur pays.
    Cet ouvrage entraînera le lecteur dans le monde fantastique et merveilleux de l'art japonais à travers les rouleaux enluminés, les paravents, les estampes, puis les oeuvres picturales contemporaines.

  • Objet de fascination pour les Occidentaux qui les découvrent vers 1860, les estampes japonaises vont jouer un rôle considérable dans la formation de l'art moderne. Il s'agit pourtant pour les Japonais d'un art vulgaire, dont les créateurs ne sont pas considérés comme des artistes, en opposition avec la peinture savante qui trouve son origine en Chine.
    Les estampes apparaissent avec le transfert de la capitale de Kyoto à Edo au XVII" siècle et sont destinées aux artisans et aux marchands. D'abord monochromes, puis coloriées, elles deviennent polychromes et atteignent leur perfection technique dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.
    D'une grande diversité, elles remplissent de nombreuses fonctions et connaissent un succès considérable : aussi bien publicitaires (maisons de courtisanes, kabuki, sumo, magasins) que décoratives (estampes piliers, surimono), éducatives (encyclopédiques, narratives) que ludiques (jeux, personnages et décors à découper), médiatiques (paysages, légendes, faits divers) qu'érotiques.
    Avec l'introduction de la photographie, les estampes vont rapidement perdre leur utilité et quasiment disparaître, au moment même où l'Occident les découvre.

  • Animaux dans la peinture japonaise Dans la peinture japonaise, dragons, grues, renards, singes, tigres et libellules déambulent ou volent au milieu d'une végétation luxuriante, décorant ainsi les rouleaux enluminés, les paravents ou les estampes. Du plus petit insecte à l'éléphant, ils ornent également les temples, les sanctuaires, les palais et les jardins. Au-delà de leur fonction décorative ou propitiatoire, ces représentations portent des significations. Pour pouvoir les comprendre et les apprécier, il faut connaître la place de chaque animal dans la culture, c'est-à-dire dans l'histoire, la spiritualité, la littérature et la vie quotidienne. C'est pourquoi ce livre s'ouvre par deux chapitres consacrés l'un aux origines et au sens de la symbolique, et l'autre aux métamorphoses des animaux en humains, avant de dérouler une cinquantaine de portraits d'animaux imaginaires, fantastiques ou réels parmi les plus importants dans la peinture et la culture japonaises. Depuis les premières représentations animalières, en passant par l'influence du shintoïsme puis du bouddhisme, cet ouvrage propose un nouveau regard sur la représentation de l'animal dans l'art japonais, en particulier dans la peinture, du Moyen Âge jusqu'à l'art contemporain.


  • Synthèse sur l'histoire culturelle et artistique du Manga de la fin du VIIe siècle à aujourd'hui. Cette forme d'expression trouve son origine dans les peintures anciennes comme celles du temple Shôsôin ou du plafond du Kôndo du temple Horyûji et constitue un pan essentiel de la culture nippone, traitant de thèmes variés, légers ou profonds à destination des enfants ou des adultes.


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