Scala

  • Après l'annonce retentissante de l'invention de la photographie, en 1839, à côté des écrits purement scientifiques des inventeurs, les plus grands écrivains (Balzac, Gautier, Baudelaire, Hugo, Flaubert) vont très vite se demander si ce nouveau moyen de représentation est un art. Avec ce débat va apparaître un discours critique sur la photographie, soutenu par de nombreuses revues.
    L'objet de ce livre est de retracer l'histoire et la spécificité de la critique photo qui, en se différenciant de la critique d'art, a établi ses propres normes et concepts d'analyse (la différence essentielle avec la critique d'art résidant dans le fait que la photo est à la fois outil et support).
    Si les écrivains ont été parmi les premiers à écrire sur la photographie, des auteurs issus de la philosophie et des sciences humaines (Benjamin, Bourdieu, Barthes, Tisseron, etc.) ont ensuite produit de nombreux écrits sur l'image. Différents critiques (Susan Sontag, Hervé Guibert, Didi-Huberman) se sont engagés, tout au long du xx e siècle, aux côtés des courants photographiques.
    De même, de nombreux photographes ont développé un discours critique sur les pratiques photographiques, allant jusqu'à revendiquer la critique comme faisant partie de leur pratique artistique.

  • Au XIIe siècle, en rupture avec l'art roman grâce à des techniques de construction inédites (la voûte d'ogives, l'arc-boutant...), une nouvelle architecture apparaît qui va dominer et influencer, pendant près de quatre siècles, toutes les autres expressions artistiques (sculpture, vitrail, enluminure, orfèvrerie), avant de susciter un renouveau de la peinture. Ce que les humanistes de la Renaissance ont nommé péjorativement l'art " gothique " va s'articuler en trois grandes périodes : le gothique primitif, le gothique classique et le gothique flamboyant. Partant d'Île-de-France, le style gothique va conquérir toute l'Europe. Ce livre donne des clés de compréhension aussi bien historiques que stylistiques permettant de suivre le développement et l'épanouissement de l'art gothique, tout en présentant et analysant un choix de chefs-d'oeuvre majeurs en France et en Europe.

  • Après l'an Mil, l'Europe entre dans un cycle de transformations dont l'art roman est le reflet dans le domaine artistique. Ce mouvement va durer 15o ans et connaître un rayonnement considérable, avec le développement des ordres monastiques. Un style nouveau apparaît, simple et somptueux, nourri par la foi chrétienne, qui va produire d'innombrables chefs-d'oeuvre en France, puis s'étendre à toute l'Europe. Cet essor et ces transformations vont toucher tout autant l'architecture religieuse et civile que la sculpture, la peinture, le vitrail, l'orfèvrerie, la musique, la littérature... tous ces arts réunis au sein de l'église, image mystique de l'univers. Ce livre propose une synthèse de la période romane, replace dans leur contexte historique ses enjeux artistiques, politiques et religieux ainsi que ses principales tendances et évolutions. Il donne les clés de compréhension qui permettent d'identifier les caractéristiques de ce style, à travers la présentation et l'analyse de réalisations majeures.

  • Au croisement de la danse et de l'art contemporain, cet ouvrage présente une série de spectacles et de parcours emblématiques de chorégraphes ayant collaboré avec des plasticiens ou oeuvrant sur les deux terrains dans un même élan créatif. Cette grille de lecture passionnante fait surgir des points de vue autres sur le geste dansé, l'évolution du spectacle chorégraphique depuis le début du XXe siècle et le métier même de chorégraphe.

    Conçu à quatre mains par Rosita Boisseau et Christian Gattinoni, il bénéficie de leurs regards spécifiques de journaliste de danse et de critique d'art.

    Structuré en quatre grandes parties, il opère une traversée d'oeuvres variées à travers différentes thématiques : l'indépendance de la danse et du décor, le théâtre total, la scène-paysage, le défi du vivant...

    Les photographies signées par Laurent Philippe rendent compte de la richesse visuelle de ces pièces chorégraphiques marquantes de l'histoire du spectacle vivant et des arts visuels.

  • Jardins secs, jardins paysages, jardins pour le thé, les jardins japonais relèvent d'un art subtil mêlant l'eau, le végétal, la pierre et la volonté de l'homme de lutter contre les désordres de la nature et du monde.
    Ces lieux propices à la contemplation et à la méditation, conçus selon des codes en relation avec la peinture et la calligraphie, et un langage symbolique trouvant ses sources dans le bouddhisme et dans le shintoïsme, sont des représentations du monde en miniature, de véritables peintures en trois dimensions. Objets d'admiration et de fascination pour les Occidentaux, les jardins japonais ont eu une influence considérable sur l'a et l'architecture dès la fin du XIXe siècle.
    Ils restent cependant largement méconnus. Ce livre donne des clés de compréhension aussi bien historiques que stylistiques permettant de partir à la découverte des plus célèbres d'entre eux et d'apprendre à lire leurs significations.

  • Souvent considérée comme le parent pauvre de l'opéra, après les chanteurs, l'orchestre, le metteur en scène, la danse est de plus en plus présente sur les plateaux d'opéra et surtout la danse contemporaine.
    C'est avec la redécouverte des opéras baroques que la danse contemporaine a commencé à prendre de l'importance dans l'opéra, mélangeant les époques, les esthétiques et les genres (McGregor, Acis & Galatea).
    Ce livre examine comment dans un double mouvement, les chorégraphes ont pu se mettre au service de l'opéra (Bianca Li, Les Indes galantes) et comment l'opéra a pu au contraire inspirer des chorégraphes (Einstein on the Beach, Lucinda Childs et Bob Wilson).
    Plus encore des chorégraphes se sont emparés d'opéras pour en faire le sujet de spectacles dansés tel Alain Platel avec C(h)oeurs qui s'inspire d'oeuvres de Verdi et de Wagner.
    Enfin, le livre présente des opéras transformés en chorégraphies par des grands danseurs contemporains comme Pina Bausch avec Iphigénie auf Tauris ou Orphée et Eurydice de Glück ou encore Christian Rizzo avec Tannhäuser de Wagner.

  • L'art brut

    Françoise Monnin

    Internés dans un asile psychiatrique. Voilà 67 ans que le peintre Dubuffet a imaginé l'expression « art brut ». Voilà 36 ans qu'un premier musée lui a été consacré. Et, il y a deux ans, la France a inauguré son premier musée officiel d'art brut (à Villeneuve d'Ascq : le LAM).

    Cet ouvrage raconte l'incroyable épopée d'une création absolument autodidacte, dont les auteurs furent considérés tour à tour comme des fous illuminés, des originaux débridés et, finalement, des artistes à part entière, qui inspirent nombre de créateurs actuels.

    Hors des circuits conventionnels, dans un isolement radical et avec une spontanéité déroutante, des créateurs moins cultivés que sensibles, moins rationnels qu'intuitifs, inventent depuis toujours des univers troublants. Ignorant les pratiques artistiques classiques, dans le secret de chambrettes, de greniers, d'arrière-cours, de prisons ou d'hôpitaux, ils imaginent des réseaux graphiques denses, des harmonies colorées vives, des compositions audacieuses, des sujets bouleversants.

    Longtemps ignorée, nommée « art brut » par Jean Dubuffet en 1945, elle prend aujourd'hui le chemin de la reconnaissance : des dessins, peintures, sculptures, assemblages, photographies, broderies réalisés par « des personnes indemnes de culture artistique » sont désormais exposés dans des lieux institutionnels : le LAM à Villeneuve d'Ascq, la Collection de l'art brut à Lausanne, la Halle Saint-Pierre à Paris...

    Tout en s'attachant à préciser et définir ce que recouvre l'appellation « art brut », ce livre présente des artistes essentiels ou emblématiques en les regroupant selon des catégories, déterminées par les styles et les méthodes de travail : visions, bricolages, écritures, architectures, univers imaginaires ou symboliques.

    Aussi importante que la reconnaissance des arts premiers, celle de l'art brut constitue un apport essentiel à l'histoire de la modernité.

  • L'engouement actuel pour les jardins n'est pas une mode passagère.
    Ce livre montre comment et pourquoi en France, à l'instar de nombreux pays, le jardin s'est renouvelé à partir des années 1970, à toutes les échelles - depuis de vastes portions de territoire jusqu'à de minuscules parcelles. L'évolution des modes de vie, marquée par l'avènement des loisirs et les préoccupations pour l'environnement, a stimulé une forte demande. Les commandes publiques pour réhabiliter des sites historiques, reconvertir des friches industrielles ou redonner une vraie qualité aux espaces urbains, ont permis aux paysagistes de s'affirmer.
    Parfois traité comme un " produit culturel ", le jardin continue néanmoins à être l'oeuvre intime de personnalités originales et passionnées. laboratoire d'expériences sociales et écologiques dans des lieux " alternatifs ", il sert désormais, à l'âge de la mondialisation, de modèle pour donner forme à des manières responsables d'habiter la planète. Plus d'une centaine de lieux sont illustrés dans cet ouvrage qui introduit aux multiples tendances récentes à partir d'un choix de jardins exemplaires, aussi bien publics que privés, des plus connus, comme le parc de la Villette et le Jardin planétaire de Gilles Clément, aux créations exceptionnelles de Pascal Cribier.

  • Depuis plusieurs millénaires en Asie, le textile a été le véhicule de nombreuses images et notamment celles du bouddhisme; le chemin parcouru par le tissu d'ouest en est, notamment avec les vêtements des voyageurs, était bien plus important que celui de la peinture et la sculpture. Le livre propose une introduction complète à l'histoire du textile en Asie, les matériaux utilisés (coton, soie, fibres végétales), les différentes techniques de décors, tout en offrant une définition de ce qu'est le textile.
    Il présente l'art du textile par ère géographique de l'Inde jusqu'au Japon en passant par l'Asie du Sud-Est, la Chine et le Tibet. Pour chaque pays, les costumes traditionnels sont détaillés et illustrés selon leurs différentes fonctions (quotidiens, religieux, royaux). L'auteur aborde également les autres utilisations faites du textile en Asie: chapeaux, chaussures, éventails, tissus d'ameublement, d'ornement, arts décoratifs, ainsi que les textiles rituels et sacrés.
    Ainsi, le textile est approché et expliqué sous toutes ses formes et ses fonctions.

  • La peinture en Inde

    Amina Okada

    Des peintures de l'Inde ancienne (avant le Ve siècle), ne subsistent que des descriptions littéraires. L'ensemble de peintures murales des grottes d'Ajanta (Ve-VIe s.), donne néanmoins une idée de ce qu'a pu être la peinture antérieure.
    Cette tradition de la peinture indienne trouve un prolongement avec la miniature, d'abord dans les manuscrits de l'époque pâla (VIIIe-XIIe s.), puis dans la peinture jaïne du XIe au XVIIe siècle.
    Avec l'Empire moghol, à partir de 1526, se développe une brillante école de peinture. Cet art moghol va faire la synthèse de l'influence persane et des styles indiens locaux.
    L'empereur Akbar fait traduire et illustrer les grands textes de l'Inde brahmanique pour familiariser l'élite musulmane avec la culture des Hindous.
    À côté de l'illustration des manuscrits historiques, l'iconographie privilégie les scènes de genre (batailles, chasses) et surtout le portrait qui va devenir le genre dominant au XVIIIe siècle.
    Cette riche tradition picturale va connaître un lent déclin simultané à celui de l'Empire moghol et à la prise de pouvoir par les Britanniques au milieu du XIXe siècle.

  • L'art de la Corée

    Pierre Cambon

    La Corée est aujourd'hui en France un pays mal connu, mais dont la culture suscite de plus en plus d'intérêt.
    Dans la perspective de l'année France-Corée, ce livre s'attache à donner des bases historiques en proposant un parcours chronologique complet de l'art en Corée jusqu'au début du XXe siècle.
    Il montre comment, tout au long de son histoire, la Corée a su marquer sa différence, malgré les influences dues à sa position géographique entre ses voisins mongols, sibériens, chinois, japonais.
    Jusqu'au vie siècle, il ne reste que des grottes ornées de fresques représentant la vie quotidienne et la mythologie de l'époque (shamanisme). Après le VIe siècle, la Corée adopte le bouddhisme et l'écriture chinoise, et développe une peinture et une sculpture d'une grande élégance, avec des bouddhas très humanisés. À partir du XVe siècle, le confucianisme va supplanter le bouddhisme, et les artistes s'attachent à des représentations de plantes et d'animaux, à des portraits et des scènes de genre dans une perspective très réaliste. Cette période qui va durer jusqu'au XIXe siècle voit également se développer des arts décoratifs très vivants, notamment autour du mobilier, et des céramiques exceptionnelles et d'une modernité surprenante.

  • L'art du bouddhisme tibétain est ouvert sur une dimension autre que celle de la réalité ordinaire, et s'adresse à la partie la plus profonde de l'être. Ses extraordinaires créations artistiques sont des supports visuels évoquant les enseignements du bouddhisme.
    Leur finalité est d'aider à la transformation intérieure, conduisant ainsi à la Libération.
    Ceci n'a pas empêché les Tibétains d'accorder leur attention à la beauté formelle, aux styles et à la virtuosité technique pour la production des oeuvres.
    L'art est essentiellement anonyme, puisque la créativité, l'interprétation personnelles de l'artiste et son identité ne revêtent qu'une importance secondaire.
    À travers la multiplicité des influences étrangères, va s'épanouir peu à peu au Tibet un véritable art national, opérant une synthèse originale des différents courants qui le traversent, et qui s'affirme à partir du XV· siècle.
    Ce livre présente tous les aspects de l'art tibétain:
    Les principaux sites, architecture et grottes peintes, la peinture avec les fameux mandala, la sculpture avec les ornementations de stupa, et les objets rituels.

  • Parcourant l'art du XXe siècle à nos jours, de M. Rothko à T. Mouraud en passant par A. Kapoor ou B. Viola, l'auteur met en évidence les liens entre l'art contemporain et la religion. Il démontre que le phénomène de glissement du religieux vers le spirituel, au sein des sociétés contemporaines, s'observe aussi dans le domaine de l'art.

  • Une certaine image de l'art contemporain japonais s'est développée, façonnée notamment par l'artiste Takeshi Murakami et l'esthétique "manga".
    Or, depuis une dizaine d'années au japon, cette influence est non seulement dépassée mais aussi rejetée par la plupart des artistes. Nés autour des années 1970 et portés par les mutations de la société japonaise, les artistes contemporains reposent les questions essentielles du sens de l'art et de leur rapport au réel. Sortant de la vieille problématique de positionnement vis-à-vis de l'Occident, ils découvrent de plus en plus des modes d'expression qui leur sont propres.
    Etant japonais "naturellement", comme ils le disent souvent, ils entretiennent des rapports au temps, à la réalité ou à l'espace issus de leur culture traditionnelle et de leur philosophie, et se font les témoins des multiples bouleversements de leur pays. Ce livre présente un large panorama de la création contemporaine au japon, et montre la vitalité de cette nouvelle génération d'artistes du XXIe siècle.

  • Formes et de genres qui motivent les premiers photographes qui se découvriront auteurs. Ils inscrivent ainsi leur pratique aussi bien dans l'histoire de l'art que dans l'histoire des sciences, qu'ils accompagnent et révolutionnent. Ce premier volume d'une série de trois (La photographie ancienne, La photographie moderne, La photographie contemporaine), conçue à quatre mains par Christian Gattinoni et Yannick Vigouroux, propose une synthèse des courants et des idées qui ont animé la photographie durant la période 1839-1918.
    Abondamment illustré, il présente et analyse, selon une logique chronologique, les oeuvres des principaux opérateurs du XIXe siècle et du premier quart du XXe siècle, des inventeurs (Niépce, Daguerre, Bayard et Talbot) aux pictorialistes et différents courants précurseurs de la modernité.

  • S'étendant sur un immense territoire allant du bassin méditerranéen aux confins de la Chine, la civilisation et l'art islamiques se sont développés sur douze siècles avec une richesse et une diversité exceptionnelles. Depuis l'époque des croisades, l'Orient musulman a fasciné l'imaginaire occidental. Son raffinement éveillait la curiosité et l'envie, ses coutumes intriguaient. Même si Molière inventa le " Grand Mamamouchi " du Bourgeois gentilhomme dès 1673, ce n'est qu'au XIXe siècle, époque de l'impérialisme colonial, que les peintres " orientalistes " firent connaître en Europe l'architecture et les arts décoratifs des pays musulmans. Collectionneurs et érudits s'y intéressèrent alors de plus près et le premières expositions furent organisée L'art islamique a aujourd'hui trouvé sa place dans les collections des grands musées européens. Ce livre se propose de donner des clés de lecture à travers la présentation d'un choix d'oeuvres majeures. Illustré par plus de Zoo reproductions d'oeuvres, il aborde les grands domaines où l'art de l'Islam s'est épanoui : l'architecture, la peinture, la calligraphie et l'ornementation.

  • Après un premier volume consacré à la naissance de la photographie et à son histoire jusque dans les années 60, les auteurs nous aident à appréhender les tendances de la photographie contemporaine qui occupe une position centrale au coeur de arts plastiques. Selon le principe de la collection, 12 oeuvres majeures, représentatives de ces tendances, sont les points de départ pour découvrir le travail de plus d'une centaine d'artistes.

  • Courants, mouvements, écoles, genres, foyers, groupes, tendances ont animé l'histoire de l'art occidental depuis la fin du Moyen Age jusqu'à l'art le plus contemporain.
    Ces mouvements sont le reflet de l'évolution de l'art, en perpétuelle mutation au fil du temps et des générations d'artistes. En replaçant tous ces phénomènes dans la chronologie, ce livre permet de comprendre et d'identifier les styles de chaque époque et leurs évolutions. Il montre aussi, par des commentaires d'oeuvres clés, comment rattacher un artiste à une esthétique, un style, une période... Une véritable histoire de l'art, très synthétique et permettant d'acquérir facilement de nombreux repères.

  • L'histoire de la photographie a souvent oublié de prendre en compte la diffusion de cette invention au XIX e siècle en l'Asie, alors même que, suivant les pays, la photographie s'est développée dès les années 1840 ou plus largement à partir des années 1850. En Inde, par exemple, la nouvelle de l'invention arrive dès son annonce publique en France et en Angleterre en 1839.
    Pour construire cette histoire, il faut avant tout expliquer les circonstances géopolitiques dans lesquelles la photographie est pratiquée car c'est dans le sillage des conquêtes occidentales qu'elle prend tout son essor.
    De l'Inde au Japon, les opérateurs occidentaux vont introduire la photographie et former localement des photographes qui vont l'adapter aux usages régionaux.

  • Devenu incontournable sur le marché de l'art contemporain mondial, Hong Kong est situé au croisement des cultures occidentale et orientale. A travers des rencontres avec des artistes, l'auteur éclaire les interactions entre l'art et la société, mais aussi avec l'histoire, la culture et l'identité de cette ville, ancienne colonie britannique rendue à la Chine en 1997.

  • Objet de fascination pour les Occidentaux qui les découvrent vers 1860, les estampes japonaises vont jouer un rôle considérable dans la formation de l'art moderne. Il s'agit pourtant pour les Japonais d'un art vulgaire, dont les créateurs ne sont pas considérés comme des artistes, en opposition avec la peinture savante qui trouve son origine en Chine.
    Les estampes apparaissent avec le transfert de la capitale de Kyoto à Edo au XVII" siècle et sont destinées aux artisans et aux marchands. D'abord monochromes, puis coloriées, elles deviennent polychromes et atteignent leur perfection technique dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.
    D'une grande diversité, elles remplissent de nombreuses fonctions et connaissent un succès considérable : aussi bien publicitaires (maisons de courtisanes, kabuki, sumo, magasins) que décoratives (estampes piliers, surimono), éducatives (encyclopédiques, narratives) que ludiques (jeux, personnages et décors à découper), médiatiques (paysages, légendes, faits divers) qu'érotiques.
    Avec l'introduction de la photographie, les estampes vont rapidement perdre leur utilité et quasiment disparaître, au moment même où l'Occident les découvre.

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