Coups de coeur

  • Vango t.1 ; entre ciel et terre

    Timothée de Fombelle

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  • La vérité sur la lumière

    Audur Ava Olafsdóttir

    Le coup de coeur de Nora!

    Dyjà est sage-femme comme presque toutes les femmes de sa famille. Elle est une " mère de la lumière " . Dyjà hérite de l’appartement de sa grande tante Fifa, un appartement désuet où règne encore l’âme et la personnalité de Fifa. Elle découvre petit à petit à travers ses écrits qui était Fifa, une femme visionnaire, humaniste, passionnée par l’écologie, l’enfance des hommes et des animaux. Ne cherchez pas l’histoire, il y a des histoires dans ce livre. L’histoire de ces sages-femmes islandaises qui affrontaient la nuit, le froid, au péril de leur vie, pour se rendre aux chevets d’autres femmes, et aider les enfants à atteindre la lumière. Et puis à travers le quotidien de Dijà c’est l’histoire de l’Islande et de ses tempêtes, des jours si courts de l’hiver, de la solidarité nécessaire. C’est aussi notre histoire qui nous est racontée, celle du changement climatique, de ce vent qui porte trop loin les oiseaux migrateurs maintenant et qui les tue . Il y a de la magie dans le style si pur, dans les histoires de cette autrice islandaise, la nature et la poésie sont toujours si présentes, comme dans nos vies si on le veut bien. Chacun de ses romans est un enchantement.

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  • La patience des traces

    Jeanne Benameur

    Une fois de plus elle sait explorer l'âme humaine avec bonheur.

    Simon est un psychanalyste proche de la retraite qui réfléchit au sens de sa vie : après avoir aidé nombre de patients, il a le profond besoin de se retrouver lui-même. Il part pour le Japon, le Japon des traditions dans des îles lointaines. Il va faire du chemin en lui et gagner en sérénité à travers différents moments qui sont tous un enchantement mis en scène de façon très poétique et qui font tous appel aux sens : la réparation de céramiques cassées avec des fils d’or, les tissus anciens aux couleurs chatoyantes obtenues de manière un peu magique, les sources d’eau chaude, les relations intenses avec un Japonais, alors qu’ils ne parlent pas la même langue mais se comprennent parfaitement. Il va ainsi pénétrer au plus profond de ses propres déchirures, entre son amitié blessée et son amour perdu. Une écriture magnifique comme le titre du livre.

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  • Mahmoud ou la montée des eaux

    Antoine Wauters

    La force des mots et de la poésie face au poids de la barbarie

    Un vieux poète syrien se souvient de l’histoire de son pays en plongeant dans le passé proche comme il plonge dans le lac artificiel qui a englouti son village et ses souvenirs d’une enfance heureuse. Le récit est en vers libres, mais il parvient à décrire d’une façon souvent très réaliste la montée de la répression sous Bachar El Assad après l’espoir que son arrivée au pouvoir a suscité, le printemps arabe dans lequel ses trois enfants s’engagent et se perdent, sa femme disparue, les violences parallèles du pouvoir et des djihadistes. La force des mots et de la poésie face au poids de la barbarie  et du mal: en lisant un tel livre, on veut croire que la première permet de triompher sur les seconds.

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  • Sidérations

    Richard Powers

  • Furies

    Julie Ruocco

  • La fête des ombres t.2

    Atelier Sento

  • Apeirogon

    Colum Mccann

  • Blizzard

    Marie Vingtras

  • Sages femmes

    Marie Richeux

    Un livre qui brode un beau motif féminin

    Entre énigme à résoudre et quête personnelle, Marie nous fait partager son enquête sur le passé des femmes de sa famille. Il s’agit dès lors de tirer des fils et de les entrecroiser pour tisser l’histoire singulière de filles-mères sur plusieurs générations. Le récit progresse par fragments qui restituent les associations d’idées troublantes, les interrogations touchantes et les progrès aléatoires de cette recherche. La documentation historique rassemblée par Marie effleure la condition des filles-mères du XIXème au XXème siècle : les froids hospices de Reims, l’état-civil particulier des enfants abandonnés, ou reconnus in extremis par leurs mères. De longues conversations entre la narratrice et les femmes de la famille complètent ces détails, et donnent un tour intime au récit, esquissant la figure d’une grand-mère et d’une arrière-grand-mère rebelles. Plus intimement, Marie explore ses propres fragilités, en exprimant ses interrogations symboliques, spirituelles ou psychanalytiques – notamment autour du sens de son prénom. Le récit coud entre eux les indices glanés au fil de cette recherche, pour, comme dans un patchwork, constituer la trame unifiée d’une vie riche de sens. Les silences et les ombres des débuts cèdent la place progressivement à une histoire, à un récit dans lequel plusieurs figures féminines prennent leur place – même si des mystères demeurent. A la fin du récit, la narratrice aura trouvé sa place dans cette lignée de mères, et trouvé la paix. La découverte de son histoire familiale lui aura permis de s’affirmer, forte, pleine de vie, et donneuse de vie. Un roman touchant, qui souligne la complexité  de la condition féminine et de la maternité, et interroge le poids d’un héritage familial inconscient ou passé sous silence, sur l’identité des jeunes générations.

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  • Plasmas

    Céline Minard

    Ultime plaisir

    Ce titre intriguant annonce la couleur : il sera question de vivre, voire de survivre, et cette vie ou cette survie impliqueront des changements profonds de la matière. Changements profonds, car les personnages semblent tous évoluer dans un décor de fin du monde, de déclin des ressources, dans une ambiance tantôt proche de la science-fiction, tantôt proche du merveilleux. Science-fiction, quand les trois trapézistes du premier chapitre sont observés par des « Bjorgs » fascinés par leurs mouvements, défis à la pesanteur décrits avec une intensité et une urgence palpables. Science-fiction encore, quand des étudiants suivent un cours sur l’histoire du déclin, puis de l’abandon de la Terre par les hommes, partis s’installer ailleurs dans l’Univers. Merveilleux aussi, dans l’évocation de ces jeunes êtres aux qualités à la fois humaines et animales, fruits d’une évolution leur permettant de s’adapter à de nouvelles conditions de vie. Mais entre ces deux pôles se situent bien d’autres nuances. Les chapitres de ce roman sont en effet autant d’univers différents : chaque ouverture est une surprise, une direction nouvelle, une ambiance imprévue. Le plaisir des contrastes, de la variété, est intense, et la poésie de certains chapitres, hypnotique. Tous ces petits récits interrogent : comment vivre ? Comment l’homme interagit-il avec la nature ? Et finalement, qu’est-ce qu’une vie humaine dans l’immense flot du temps ? On peut se demander s’il faut lire le roman comme une évasion fantaisiste, comme une parabole sur l’évolution, ou comme une fable écologiste. Et c’est un des plaisirs de ce roman que de procurer une lecture qui ne donne pas toutes les réponses – quitte à nous imposer la frustration de fin de chapitres abruptes, qui laissent l’action en suspens, suggérant sans raconter, nous laissant dans l’impatience et l’urgence de qui voudrait savoir, mais doit se contenter d’imaginer – ultime plaisir…

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  • La définition du bonheur

    Catherine Cusset

  • Passage de l'union

    Christophe Jamin

    Une quête d'une vérité intime, simple et élégante

    Trois personnages : le narrateur, d’abord étudiant qui vit dans un studio passage de l’Union dans le VIIème arrondissement ; un écrivain, qui entre en contact avec lui et dont on comprend qu’il s’agit de Modiano ; et un criminel qu’il est appelé à défendre des années plus tard car il est devenu avocat. Ce criminel a tué, en souvenir de sa sœur qui a disparu pendant la seconde guerre mondiale. A partir de là, le récit emmène dans le Paris de l’Occupation, les trafics en tout genre et les compromissions, voire les alliances avec les nazis. Le narrateur est alors contraint de se poser des questions sur sa propre famille et il apprend que certains de ses membres ont participé à la collaboration : sa quête l’entraine vers Versailles, « ville humide et catholique ». Une écriture très élégante, qui se glisse à merveille dans celle de Modiano, en ce sens un bel hommage à la littérature. Une recherche du passé qui n’est volontairement pas complétement aboutie car le mystère reste au cœur du récit, ce qui lui donne une grande délicatesse.

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  • L'éternel fiancé

    Agnès Desarthe

  • Sous le ciel de maralinga

    Judy Nunn

    Un roman historique pour partir en Australie

    Le lieutenant Daniel Gordimer part pour une mission d’un an dans le sud de l’Australie, en laissant sa fiancée Elizabeth en Angleterre car la base n’accepte pas les femmes. Les Britanniques y font des expérimentations nucléaires dans une région en principe vide d’hommes mais où vivent quelques Aborigènes nomades, dont certains sont tués par les radiations. Daniel meurt dans des circonstances troublantes et sa fiancée, qui est aussi journaliste, part pour enquêter en Australie : elle y découvre de lourdes et douloureuses vérités sur fond de guerre froide et d’espionnage en faveur des Soviétiques. Un épisode très intéressant et méconnu, bien documenté sur le plan historique. Un récit très prenant évoquant bien à la fois la culture du secret cultivée par les services secrets et l’armée ici britanniques, la place des femmes dans la société des années 1950.

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  • Em

    Kim Thúy

    EM...un cri

    Comment vous convaincre de lire ce qui restera en vous comme un cri et qu'elle Kim Thúy vous souffle comme un murmure avec douceur et poésie. Chaque chapitre est un flash, un poème, parfaitement illustré en couverture par l'œuvre de Louis Boudreault . Les fils de la vie, de la mémoire. On se souvient des événements , dans les documentaires, les témoignages. Sur le toit de l'ambassade là-bas au Vietnam, ceux qui espèrent encore, jusqu'au bout le bruit des hélicoptères alors que la nuit tombe, que l'on vienne les chercher, les sauver. Aussi on sait " l'agent orange " qui détruit les cultures, les vies de ce pays de soleil et d'eau. La guerre du Vietnam, celle des américains. Et la beauté aussi, un soldat hissant dans les airs, au-dessus de l'enfer, une enfant aux cheveux si noirs . Et tout le coeur que met Kim Thúy à nous raconter son pays et le courage en 1975 de ceux qu'on appelait les boat people. Le plus beau livre que j'ai lu depuis longtemps.

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  • Résistante

    Jacqueline Fleury-Marié, Jérôme Cordelier

    Résiter à l'indifférence et la solitude: un combat d'hier et d'aujourd'hui

    À 17 ans elle a tous les courages. Elle traverse Versailles la nuit tombée, sa sacoche bourrée de tracts et de journaux clandestins. Avec ses camarades elle recopie les plans du mur de l'Atlantique dans l'arrière cuisine d'un restaurant place du marché. Il y a de nombreuses casernes à Versailles et les allemands sont partout. Mais elle risque sa vie pour la liberté, La défense des plus faibles, comme une évidence, elle est résistante. Elle a appris à ne plus pleurer mais les cauchemars hantent toujours ses nuits. La torture, La gestapo, les cris. Et puis quand elle regarde un enfant, elle se souvient des yeux des enfants de Ravensbrück . Aujourd'hui à la sortie du livre, elle a 95 ans , c'est une femme discrète, souriante, à la voix douce, une femme de culture. Elle nous raconte son histoire et celle de ses sœurs de combat. Simplement elle nous dit, ne nous oubliez pas et faites que ce combat, cette solidarité, dans notre monde aujourd'hui de solitude, d'indifférence, n'est pas été vain. Elle est résistante.

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  • Sur l'autre rive

    Emmanuel Grand

    Policier bien ficelé sur trame provinciale

    Franck, jeune footballeur de 21 ans, se suicide du pont de Saint-Nazaire. Julia, sa sœur qui vit à Paris et n’a plus aucun contact avec ses parents (un père alcoolique, une mère sans volonté) revient pour l’enterrement de ce frère presque oublié. Elle y retrouve le policier chargé de l’enquête, Marc, un de ses petits amis du lycée et ensemble, ils vont comprendre peu à peu que c’est en fait un meurtre. Au delà de cette trame policière, déjà très bien menée avec une grande vivacité, l’auteur aborde également, par touches feutrées, les trafics d’une ville de province, les rancoeurs familiales, la distance en fait infranchissable entre enfants de bourgeois et d’ouvriers, sans jamais tomber dans le cliché, les mauvais choix qui débouchent sur la mort, la difficulté pour les parents de prendre la meilleure décision pour leurs enfants. Une multitude de directions pour cette histoire qu’on lit d’une traite.

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  • Komodo

    David Vann

    Komodo

    L’île indonésienne est le cadre des retrouvailles familiales entre Tracy, sa mère et son frère, qu’elles sont venues rejoindre pour un séjour de plongée. Mais ce qui pourrait être une semaine joyeuse et centrée sur la découverte des fonds marins est en fait un huis clos presque en apnée parfois et plein de violence entre le frère et la sœur, avec la mère censée être l’arbitre, mais penchant en faveur de son fils. Tracy est mère de jumeaux, elle ne travaille plus, elle ne supporte plus les contraintes de la maternité, alors que son mari ne l’aide pas du tout. Elle arrive donc sur l’île emplie de colère, avec une violence qui affleure en permanence jusqu’à la menace de la catastrophe, face à un frère à qui elle reproche son insouciance et sa liberté.

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  • Un voisin trop discret

    Iain Levison

    Un voisin trop discret

    L’histoire d’un personnage à première vue bien tranquille, Jim, qui cherche à éviter les contacts avec ses voisins, mais qui va accepter de venir en aide à sa voisine, Corina, femme d’un militaire engagé en Afghanistan. Celui-ci a croisé en mission l’autre couple du récit qui s’est créé comme paravent à l’homosexualité du mari, Kyle. A partir de cette situation, qui semble assez ordinaire, l’auteur sait mêler les destins, les entrecroiser et surtout montrer que les personnages ne sont pas ce qu’ils paraissent être. Le plus fouillé est Jim, qui n’est en rien un chauffeur Uber misanthrope. Rien n’est laissé au hasard, jusqu’à la fin qui permet de voir la frontière ténue entre mensonge et honnêteté. Donc, le destin de gens ordinaires mis en scène de façon très convaincante, et en même temps, Levinson égratigne au passage l’armée américaine qui ne supporte pas l’homosexualité dans ses rangs, qui ne se préoccupe pas de l’état psychologique de ses soldats revenant du théâtre des opérations, sauf pour leur faire un enterrement patriotique. Le tout porté par une écriture remarquable.

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  • L'hôtel de verre

    Emily St. John Mandel

    L'Hotel de Verre

    Une femme basculant dans l’océan ; un étudiant indécis errant dans la nuit, dix ans plus tôt ; un graffiti d’une ironie menaçante sur la vitre d’un hôtel luxueux au bord de l’eau, quinze ans plus tard… Autant d’éclats de récit qui composent progressivement une histoire autour du charismatique milliardaire Jonathan Alkaitis aux investissements trop rentables pour être honnêtes, et de sa jeune compagne Vincent au prénom étrange. Ce roman nous invite à nous perdre dans un puzzle intriguant, donnant au lecteur l’impression d’être prisonnier d’un labyrinthe aux multiples détours, ceux de la vie des différents personnages. Ces vies se dévoilent l’une après l’autre sans transition, et d’abord sans logique apparente. Puis un fil se tisse, d’abord ténu, parfois interrompu, puis plus net quand les liens entre les différents personnages se nouent au cœur du piège financier imaginé par Alkaitis, pyramide de verre dont la transparence trompeuse dissimulerait une vitre sans tain. Et ce fil nous guide vers la catastrophe. Car le cœur de ce montage financier est vide, et aspire les personnages dans son vertige. Vertige de quêtes sans fin. Vertige d’existences suspendues au bord du gouffre. Vertige de vies dérisoires, qu’un rien peut faire basculer en un instant. Vertige des rêves que poursuivent les personnages – réussite, argent, bonheur. Autour d’une escroquerie à la Madoff, c’est une sorte de kaléidoscope que nous offre l’auteure - un kaléidoscope fêlé, désenchanté. Le rêve est évanescent et insaisissable ; le bonheur est éphémère et teinté de culpabilité. Et les personnages sont entraînés par la vie comme par les eaux de cet océan qui baignent le début et la fin du roman.

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